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Les créateurs d’entreprises reportent souvent leurs difficultés sur les banquiers, les institutions qui ne font rien pour eux. Ils ont tendance à dire "on ne prête qu’aux riches" ! C’est parfois vrai, mais pas toujours ... Pour avoir été banquier, je peux affirmer que sur la quantité de créateurs reçus, peu de dossiers méritent d’être soutenus au premier rendez-vous ! Pourquoi ? Manque d’informations, analyses du secteur et de la concurrence absentes, chiffres incohérents !
En prime, c’est parfois le créateur qui "fait peur" ! Il ne sait pas présenter simplement son projet, il ne sait pas répondre à des demandes d’explications du banquier ! Le constat est simple, les créateurs dans leur grande majorité ne sont ni des financiers, ni des gestionnaires. Les banquiers le savent et ils en tiennent compte. Toutefois ils ont besoin d’un minimum d’informations pour dire OUI et dans le cas contraire ils disent ... NON !
N’en soyez pas surpris, ils ont (le plus souvent) raison. Comment prendre le risque de préter de l’argent alors que le créateur n’a pas été au fonds des choses, qu’il se lance sans avoir validé les données chiffrées de son projet ? Choquant ? Oui probablement, mais c’est la situation que nos banquiers rencontrent au quotidien. Les dossier "bien ficelés" sont l’exception et je peux vous assurer que face à un dossier complet, la réponse est ...rapide et le plus souvent positive.
Depuis près de 10 ans j’interviens dans les stages « Création d’Entreprise » réalisés par les Chambres Consulaires. Au départ dans une Chambre de Commerce et d’Industrie et actuellement avec la Chambre des Métiers de la Creuse.
Ces interventions sont passionnantes. Elles permettent d’être confronté aux projets les plus divers. Certains voient le jour, d’autres sont différés, d’autres sont purement et simplement abandonnés. C’est bien là l’objectif essentiel de ces formations qui permettent aux porteurs de projet de prendre conscience des difficultés de la création d’entreprise. Les plus motivés se lancent ou diffèrent leur projet afin d’acquérir des formations complémentaires ou des fonds supplémentaires.
Pour ces formations, j’assure la partie gestion, prévisions financières. Mon objectif est de permettre à tous les créateurs de prendre leur décision de démarrage en toute sécurité, de leur donner quelques clés du « langage Banquier », de comprendre par une simplification des notions essentielles les principales règles de la réussite d’une affaire.
Qu’il soit jeune créateur (sans notion d’âge) ou installé depuis longtemps, le chef d’une petite entreprise est souvent seul. Même s’il est assisté d’un expert comptable extérieur à l’entreprise, il a des difficultés à prendre le temps de gérer au quotidien.
J’entends régulièrement ces dirigeants me dire « je n’ai pas le temps ….j’ai du boulot ». C’est bien d’avoir du « boulot », mais ce n’est pas tout ! Or si ces artisans, commerçants, responsables d’entreprises de services travaillent bien, ils sont encore très nombreux à ne pas utiliser d’ordinateur pour leur gestion, ne pas tenir leur compte bancaire et pire encore à ne pas avoir « d’échéancier ». Et ce ne sont là que quelques exemples, car du point de vue commercial il y a de nombreux problèmes à résoudre : absence de suivi des chantiers à réaliser, absence de démarche commerciale (le client vient tout seul !), non respect des délais de mise en chantier etc…
Homme à tout faire (gestion, commercial, production), le responsable d’une T.P.E. ou d’une P.M.E. doit s’organiser pour assurer la pérennité de son entreprise.
Mon intervention permet d’avoir une vue plus précise des paramètres financiers de l’entreprise, d’aboutir à un véritable suivi de la trésorerie (si le travail est indispensable, l’argent est le nerf de la guerre). Les résultats obtenus ? Un suivi précis de la trésorerie permettant d’améliorer les relations avec son banquier, la mise en place d’un prévisionnel, la relance des mauvais payeurs, des paiements effectués en temps et en heure, le suivi du planning d’activité.
Un bon suivi de la gestion (financière et commerciale), c’est tout simplement quelques petites heures consacrées régulièrement avec pour effet de supprimer le stress quotidien. Le chef d’entreprise peut se consacrer sereinement à son activité.
Tous les médias en parlent, les prochaines années, conséquence du Papy Boom, verront la fermeture de nombreuses entreprises.
C’est un fait, mais pour moi c’est insupportable.
Des chefs d’entreprises arrêtent leur activité alors qu’ils pourraient transmettre leur « bébé » à leurs salariés, des jeunes, des citadins désireux de changer de vie etc… Le plus souvent ils n’anticipent pas et perdent le profit de ce que représente leur entreprise ! Regrettable surtout dans une période où nous avons besoin de toutes nos entreprises ! Que retenir de ce constat ? Une transmission cela se prépare, elle ne se fera pas en deux mois ! Il faut donc s’y prendre plusieurs années à l’avance et ne pas se décourager.
En ce qui me concerne, je propose de réaliser un dossier de présentation de l’entreprise, de proposer un prix de négociation, de vous assister dans votre démarche de diffusion de l’offre. Pour contribuer à faciliter la transmission de nos entreprises j’ouvre cette rubrique à vos annonces, n’hésitez pas à me contacter.
NOUVEAU EN MAI 2008 : Lisez bien ce qui suit, mais pour celles et ceux qui veulent réaliser ce plan d’affaires seuls, je propose d"en effectuer une relecture, de vérifier la cohérence des chiffres et de vous faire part de mes observations avant de rencontrer le banquier.
Un Plan d’affaires (ou Business Plan) est l’élément incontournable de tout projet. Que vous ayez besoin de financement ou que vous financiez seul, il vous permettra de vous lancer dans de bonnes conditions. Plusieurs avantages dans la réalisation d’un Plan d’Affaires : il vous oblige à aborder tous les éléments de votre projet, il permet de s’assurer de la viabilité du projet, de sa rentabilité, il regroupe toutes vos recherches et permet aux financeurs de s’assurer que vous avez pensé à tout. Dernier avantage et non des moindres, votre travail vous servira de repère, de fil conducteur pendant les premiers mois de votre création.
Comme à l’école lorsque vous rédigiez une dissertation, veillez seulement à ne pas être « hors sujet ». Si, par exemple, vous montez un restaurant, il est intéressant d’expliquer au banquier quel type de menus vous allez présenter. Par contre pas besoin de lui fournir 10 pages de menus types ! c’est trop et complètement inutile.
La règle, être sobre, clair, précis et traiter tous les aspects classiques du fonctionnement d’une entreprise.
Vous aborderez ainsi votre formation, votre expérience, le marché dans lequel vous allez vous intégrer est-il porteur, quelles sont les règles de fonctionnement, les contraintes réglementaires, quelle sera votre clientèle, votre concurrence, vos fournisseurs, y a t il des particularités fiscales ? quelle sera votre politique de prix, comment allez vous communiquer pour votre démarrage, puis après etc.. Les sujets à traiter sont innombrables, mais indispensables pour bien comprendre votre démarche.
L’étude de marché étant faite, vous devez présenter quelques tableaux qui constitueront les documents financiers prévisionnels (Bilan, compte de résultat, plan de financement, plan de trésorerie, seuil de rentabilité). Il existe des logiciels qui permettent de réaliser ce type de documents. Ils sont selon moi à utiliser avec prudence, surtout lorsque l’on ne possède pas l’expérience de la gestion. Certains logiciels permettent d’éditer 20 ou 30 pages de chiffres, camemberts et graphiques divers ! Le banquier, s’il sait que vous avez prévu une progression de votre chiffre d’affaires de 10% n’a que faire d’un graphique pour le comprendre ! Il n’en demeure pas moins que ce prévisionnel doit être fait avec la plus grande attention, il doit être le reflet de ce que devrait être vos premiers mois d’activité.
L’analyse financière qu’est-ce que c’est ? Tout d’abord cela s’adresse à une entreprise existante, ayant le plus souvent plusieurs années d’exercice de son activité. Cela consiste à étudier tous les paramètres de la gestion d’une affaire, les analyser et porter un jugement sur la rentabilité, la structure et la pérennité de l’entreprise. Ce travail est réalisé à l’appui des documents financiers classiques fournis par les experts comptables à chaque clôture d’exercice fiscal.
Lorsque chaque année vous remettez vos documents financiers à votre banquier, c’est ce travail qu’il réalise pour s’assurer que les fonds qu’il vous prête sont entre de bonnes mains et surtout pour pouvoir mieux vous accompagner.
Quel est l’intérêt de faire pratiquer une analyse financière de votre entreprise ? Vérifier avec un professionnel la bonne santé de votre entreprise, comprendre quelles peuvent être les pensées réelles du banquier à votre égard, prévoir de nouveaux investissements…
Lorsqu’il s’agit d’une création, le dossier de crédit c’est le Plan d’Affaires (Business Plan) qui comporte tous les éléments nécessaires à la prise de décision du Banquier. Si l’entreprise existe depuis plusieurs années, il convient de se préparer et d’apporter au Banquier des arguments positifs pour faciliter sa prise de décision. En premier lieu il faut donc réaliser une analyse financière du passé de votre entreprise (voir paragraphe ci-dessus). Pour compléter, il faut lui présenter un dossier dans l’esprit du Plan d’Affaires, afin de faire ressortir le pourquoi du comment de vos besoins d’investissements.
Dossier bien préparé = Réponse assurée !
Les financements de la création de votre entreprise ou de nouveaux investissements pour les entreprises existantes sont souvent d’origines diverses. Pour les créateurs c’est en premier lieu l’apport personnel. Si vous démarrez sous la forme juridique d’une société (SARL, SARL-EURL, SA etc..) le banquier souhaite qu’il y ait un partage équitable des risques de type 50/50. Si vous vous installez en entreprise individuelle (E.I.), il acceptera un apport moindre, mais le plus souvent exigera un minimum d’apport de 20 %. Mais ne vous arrêtez pas à ces règles de base, elles sont faites pour être modifiées (après tout nous sommes en France !). Ce qui permettra au banquier de « déroger » à ces règles, c’est la qualité de votre dossier, de votre étude et bien sûr … vous-même.
Sachez qu’un bon Plan d’Affaires (Business Plan) fait la différence, vous permet de gagner des points lors de votre rencontre avec le Banquier.
Si vous le souhaitez, je vous accompagne lors des rendez-vous avec les Banquiers. Je ne prends pas votre place, vous devez avant tout vous vendre. Mais mon expérience de ce type d’entretiens me permet de « rebondir », de compléter et préciser les propos échangés afin de « rassurer ».
Beaucoup de créateurs se dispersent en essayant d’obtenir des aides, si possible non remboursables ou tout du moins des prêts à taux « Zéro ». Si vous le pouvez, n’hésitez pas mais vous devez retenir une chose essentielle : votre projet doit être viable « sans » les aides ! Si elles arrivent elles seront la cerise sur le gâteau. Par contre vous devez prévoir qu’elles vous seront versées plusieurs mois après votre démarrage.
Ces aides sont de nature diverses selon les régions. L’ACCRE, qui consiste en une exonération des charges sociales la première année (prolongeable sous certaines conditions) est obtenue sans difficulté par tous les demandeurs d’emploi qui répondent aux critères d’attribution (il n’y a plus de dossier complexe à déposer). D’autres aides (souvent non remboursables) permettent d’alléger le poids de certains investissements (conseils, communication, matériel etc…).
Renseignez vous auprès des organismes de votre lieu de résidence, Chambres Consulaires, Conseils Généraux et surtout Conseils Régionaux, Communautés de communes etc…
De toute façon chaque organisme vous demandera un dossier. Parfois votre Business Plan sera suffisant, souvent il vous faudra utiliser le dossier de l’organisme concerné. Nous pouvons vous apporter notre soutien dans la réalisation de ses documents.
Dès que l’on parle Banque les propos les plus divers fusent sur le comptoir du café du commerce !
Les banques ne prêtent qu’aux riches !
Elles travaillent avec notre argent mais quand on a besoin d’elles il n’y a plus personne !
J’arrête là, le nombre de citations est innombrable ! Ne perdez pas de vue que l’argent est la matière première du Banquier et qu’il est donc normal qu’il travaille avec votre argent. Mais mettons les choses à plat. Si vous laissez 5.000 € dormir sur votre compte (sans rémunération), dans le meilleur des cas cela lui rapportera entre 30 et 40 centimes d’euros par jour ! et encore pas nets puisqu’il faut qu’il paye ses frais de structure avec !
Quant au fait de ne prêter qu’aux riches, oublions que certains Banquiers n’aiment pas prendre de risque, ils ne sont pas tous comme cela, mais par contre ce qu’ils veulent c’est tout bête … être remboursés des fonds qu’ils vous prêtent. Conséquence un Banquier parle très souvent de … « garanties ». Savoir l’accepter ne signifie pas qu’il faut tout accepter du banquier ! Une garantie peut se négocier (comme les conditions), mais là encore c’est la qualité de votre dossier qui vous ouvrira un espace de discussion.
L’entretien avec le banquier est un moment important qu’il ne faut pas négliger. Préparez-vous, soyez près à répondre à des questions pointues.
J’accompagne régulièrement mes clients dans cette démarche et cela permet de "fluidifier" l’entretien en prenant le relais dès que des questions "techniques" sont posées (niveau de CAF attendu ? financement du BFR ? etc...)... questions simples pour un professionnel mais difficiles pour un novice.
Lorsque vous aurez obtenu votre crédit, que votre entreprise fonctionnera, veillez à préserver la qualité de vos relations avec le banquier. Si vous avez des difficultés à gérer votre trésorerie, nous pouvons vous aider à remettre de l’ordre, à vous organiser.
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